Au cours des dernières années, la Société du Havre de Montréal a considérablement investi dans l’analyse des possibilités et des défis croissants auxquels fait face le secteur riverain de Montréal – un secteur regroupant le Vieux-Montréal, le Vieux-Port, le parc Jean-Drapeau et la Rive-Sud.
Les conclusions sont rapportées dans le site Web et les documents d’analyse que la Société a publiés. Plusieurs de ces conclusions justifient la raison d’être du projet Télécabine de Montréal. Voici quelques-uns des enjeux cités dans les rapports et le site Web de la Société.
Il est intéressant de constater l’annonce récente du maire Tremblay, à savoir que la Ville de Montréal construira trois nouvelles voies de tramway à Montréal. La première de ces trois voies amorcera son parcours au centre-ville (angle des rues Peel et Sainte-Catherine), longera la rue Peel vers le sud jusqu’à Griffintown, mettra le cap sur l’est dans le Vieux-Port, empruntera la rue Berri vers le nord, puis regagnera le centre-ville. M. Tremblay espère que ce nouveau système sera opérationnel d’ici 2011 ou 2012. Le service attirera beaucoup de personnes (visiteurs, touristes et gens du coin) au Vieux-Montréal/Vieux-Port – sans véhicule. Les usagers qui souhaiteront visiter le parc Jean-Drapeau pourront le faire à bord de la Télécabine de Montréal – toujours sans véhicule.
À elle seule, la Télécabine de Montréal viendra résoudre un grand nombre des problèmes soulignés par la Société du Havre de Montréal et énumérés ci-dessous. À plus forte raison, la combinaison du nouveau système de tramway et de la Télécabine de Montréal viendra solutionner ces problèmes.
Embouteillages et accessibilité
- « En l’absence de mesures visant à corriger la situation actuelle, la congestion automobile continuera de créer des tensions entre les fonctions récréotouristique et résidentielle. De plus, il sera impossible d’assurer une meilleure répartition des visiteurs entre les divers points d’intérêt dans le havre et inutile d’envisager l’implantation de nouveaux équipements structurants à haute fréquentation. C’est donc l’ensemble du développement de l’habitat urbain qui s’en trouvera pénalisé. » (Le havre de Montréal – Vision 2025, page 16)
- « ... il faudrait régler les problèmes de cohabitation qui existent actuellement, notamment en ce qui a trait au fort achalandage saisonnier et à la congestion automobile devenus intolérables dans le secteur du Vieux-Montréal, à la Cité-du-Havre et au parc Jean-Drapeau. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 108)
- « ... le choix que font la plupart des visiteurs et des travailleurs d’utiliser leur voiture plutôt que le transport en commun engendrent des situations d’engorgement et de congestion extrême au sein de ce territoire qui s’en trouve fragilisé, notamment le Vieux-Montréal et le parc Jean-Drapeau, sans oublier la Cité-du-Havre. Cette situation devient insupportable pour les résidants autant que pour les visiteurs captifs du seul moyen de transport qu’ils considèrent comme fiable et efficace. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 112)
- « ... même si on voulait figer son développement dans son état actuel, il faudrait s’empresser de résoudre les importants problèmes d’accessibilité et de gestion des déplacements. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 65)
- « ... les deux principaux pôles d’attraction du havre que sont le Vieux-Montréal / Vieux-Port et le parc Jean-Drapeau [ont] atteint depuis plusieurs années un point de saturation complète de la circulation automobile pendant la haute saison estivale. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 68)
- « Cet achalandage extrême, concentré dans le temps et stimulé par quantité de grands événements spéciaux, engendre des problèmes aigus de congestion automobile dans le Vieux-Montréal et au parc Jean-Drapeau. Cette situation est devenue pénible à supporter, notamment pour les résidants du Vieux-Montréal et pour ceux de la Cité-du-Havre. Elle devient aussi très agaçante pour les visiteurs et les touristes qui, à la recherche d’une place de stationnement, peuvent également perdre patience dans les rues étroites et congestionnées du Vieux-Montréal. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 85)
- « Les travaux d’analyse de terrain […] ont permis d’identifier [une] gestion inefficace de l’achalandage automobile massif en haute saison touristique (problèmes aigus de congestion dans le Vieux-Montréal et au parc Jean-Drapeau) ». (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 65)
- « Un changement de cap dans les méthodes de gestion des déplacements s’impose, sans quoi, le havre de Montréal deviendra rapidement un endroit peu agréable à fréquenter, un endroit où il ne fera pas bon vivre pendant la saison estivale. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 73)
- « De plus, une desserte efficace et attrayante en transport collectif pour les diverses destinations du havre, devrait être planifiée et implantée. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 69)
- « Un consensus se dégage très clairement autour de la nécessité de miser sur le transport en commun dans le but de réduire la circulation automobile dans le havre. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 112)
- « Les préoccupations exprimées soulignent l’importance de réduire significativement le recours à l’automobile comme mode de déplacement privilégié par la vaste majorité des visiteurs et d’améliorer en conséquence la desserte en transport collectif. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 110)
- « ... une réduction substantielle du recours à l’automobile et le passage à d’autres modes de transport (transport collectif, navette fluviale, vélo) sont devenus des impératifs. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 70)
Liaison directe entre le Vieux-Port et le parc Jean-Drapeau
- « L’absence d’une liaison directe entre le Vieux-Port et le parc Jean-Drapeau oblige les visiteurs à se déplacer principalement en voiture, ce qui occasionne une congestion excessive dans le havre et entraîne des problèmes aigus pour les résidants durant la haute saison touristique. » (Site web de la Société du Havre de Montréal – Bulletin LE HAVRE, vol. 1, no 1)
- « … le réseau de desserte de transport collectif ne relie pas les divers pôles du havre ou ne les relie pas directement entre eux. Par exemple, outre les navettes fluviales du parc des Îles dont le rôle pourrait être beaucoup plus important (seulement 23 000 entrées en 2003, soit 0,23 % des visiteurs), il n’existe pas de liaison directe entre le Vieux-Montréal et le parc Jean-Drapeau ». (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 73)
- « Sur le plan de l’accessibilité, le territoire du havre souffre de carences importantes [comme l’]absence de liaisons directes, ou liaisons incomplètes, entre les divers secteurs ou pôles du havre (Vieux-Montréal / Vieux-Port – parc Jean-Drapeau [...]) » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 70)
- « … le réseau de surface ne vient pas compléter adéquatement les besoins de déplacements internes, propres à chacun des pôles d’attraction du havre (Vieux-Montréal / Vieux-Port, parc Jean-Drapeau) ». (Le havre de Montréal – L’État des Lieux, page 73)
- « Encourager Loto-Québec à poursuivre la modernisation du Casino tout en le reliant au Vieux-Port par un système de transport collectif. » (Site Web de la Société du Havre de Montréal)
- « Remédier à l'absence de liaisons entre les différents secteurs du havre par le recours au transport collectif. » (Site web de la Société du Havre de Montréal)
Environnement
- « La qualité de l’air, le bruit, l’achalandage automobile et les milieux de vie:
- Par ailleurs, une desserte inadéquate en transport en commun à l’intérieur du territoire du havre [...] renforce la préférence pour l’automobile (et engendre les besoins en stationnement qui s’ensuivent) chez les Montréalais et leurs voisins des banlieues, lorsque ceux-ci viennent y travailler ou s’y récréer.
- Si ce problème existe à longueur d’année, il devient particulièrement aigu pendant la saison touristique de mai à septembre où l’on constate un achalandage automobile de plus en plus massif dans le Vieux-Montréal et vers le parc Jean-Drapeau et le Casino. Les pressions énormes que ce phénomène exerce sur le milieu urbain (pollution de l’air, pollution sonore, circulation pénible et maraudage incessant pour trouver un stationnement), sur les résidants et sur les espaces verts sont devenues telles qu’on ne peut plus fermer les yeux. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 4)
- « ... l’achalandage de 6,5 millions de parieurs au Casino de Montréal entraîne une circulation annuelle de 5 millions de voitures qui empruntent l’avenue Pierre-Dupuy et le pont de la Concorde, au grand dam des résidants de la Cité-du-Havre et des amoureux des espaces verts et des parcs des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 68)
- « … le potentiel d’aménagement du paysage du parc est lourdement hypothéqué par la nécessité d’aménager des voies de circulation et des aires de stationnement pour la grande majorité des 10 millions de visiteurs qui choisissent d’utiliser la voiture pour se rendre sur les lieux. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 86
- « … ce va-tout pour l’automobile engendre des pressions sur le milieu urbain (secteurs résidentiels, espaces verts et parcs, patrimoine historique), pressions qui lui sont de plus en plus nuisibles ». (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 73)
- « Ce phénomène d’achalandage automobile et les besoins de stationnement qui s’y rattachent exercent une énorme pression sur les milieux de vie du Vieux-Montréal et de la Cité-du-Havre, sur l’arrondissement historique et son fragile patrimoine bâti, ainsi que sur les espaces verts du parc Jean-Drapeau. Au moment des grands événements spéciaux et festifs, le Vieux-Montréal et le parc Jean-Drapeau étouffent littéralement sous la congestion automobile. Les niveaux de pollution augmentent et deviennent difficilement supportables pendant les canicules et les smogs de l’été. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 69)
- « La Société du parc des Îles [...] devrait évaluer, avec Loto-Québec, des solutions visant à réduire substantiellement l’impact négatif de la circulation automobile engendrée par la fréquentation du Casino sur la vocation récréative de l’île Notre-Dame. » (Le havre de Montréal – Vision 2025, page 20)
Milieu animé à longueur d’année
- « Faire du havre un milieu urbain animé à longueur d’année... » (Site Web de la Société du Havre de Montréal)
- « Le développement du havre en tant que pôle d’attraction récréoculturel et touristique d’envergure internationale devra se faire [...] en attirant de nouveaux équipements visant une clientèle hors pointe [...] » (Site web de la Société du Havre de Montréal – Bulletin LE HAVRE, vol. 1, no 1)
- « ... l’importance de faire du havre un milieu animé à l’année longue... » (Site Web de la Société du Havre de Montréal)
- « ... mieux répartir cet achalandage sur le territoire et en dehors de la haute saison. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 110)
- « ... d’explorer, dans cette perspective, le potentiel d’activités hivernales afin de mieux répartir la fréquentation et d’assurer une animation en toutes saisons, favorisant la vitalité économique aussi bien que sociale et culturelle du havre. » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 110)
Liaisons avec la Rive-Sud
- « … absence de liaisons entre la Rive-Sud et les différents pôles récréoculturels du havre […] » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 70)
- « D’améliorer substantiellement l’accessibilité au havre et au fleuve en misant sur le développement du transport en commun... :
- entre le centre-ville et le havre;
- entre le havre et la Rive-Sud; » (Le havre de Montréal – L’état des lieux, page 5)
Note : Un lien vers la Rive-Sud peut être établi grâce à l’extension de la Télécabine de Montréal de l’île Notre-Dame à Saint-Lambert, ce que nous comptons effectuer à la phase 2 du projet. |
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